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Voyager…

Un jour, il faut faire comme on avait dit. Comme on avait dit quand on était petit. Comme on avait lu, comme on avait entendu, comme on avait rêvé. Les rêves poussent vite, ils se bousculent les uns les autres, ils s'échappent si on ne les retient pas. On en choisit un parce qu'il faut bien commencer. Mais on est malin, on en choisit un qui en contient des tas d'autres pour les jours d'après. Les jours on les a accumulés pour qu'après ne s'arrête jamais. On imaginait des lenteurs pour égrener tous ces jours, on les voulait comme un long chemin, on ne voulait pas en perdre un caillou. Nos voyages restent modestes, ils passent par les belles solitudes des grands paysages, et, au fil du temps convergent de plus en plus vers les villages et les communautés paysannes. Ils sont des histoires en vies à vies. Ce sont des femmes qui trouvent le temps de tracer une bonne partie de notre chemin.

A chaque voyage, nous nous sommes efforcés de raconter sur nos blogs :

Le blog est un bon moyen, lorsqu’on chemine à l’étranger, de témoigner, de donner des nouvelles, et de laisser libre court à l’humeur du moment, aux sensations. A chaud.

 
Vous pouvez retrouver ici les blogs des 3 voyages au long court, que nous avons réalisés sur le vif.
Attention, toutes les fonctionnalités des blogs ne sont plus forcément opérationnelles.

(Chaque blog s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

2005 - 2006

2008 - 2010

2012 - 2013

Il est des temps où son pays semble devenir trop petit, trop familier ou trop clos. On veut en franchir les ponts et donner vie aux noms et aux territoires scrutés sur les planisphères. On veut découvrir des ‘oui lieux’. On va suivre une ligne qui fait le tour de la terre et ça va durer une année. On se plie pour cette première fois aux nécessités des découpages du monde, on accepte d'ajouter du hasard à nos ambitions avec des étapes imposées. On zigzague du Cap vert à la Thaïlande, on passe par le Laos, la Nouvelle-Zélande, Bali, le Mexique et les Etats-Unis.

C'est la première fois qu'on réalise ce que voyager longtemps veut dire. On oublie le futur, il n'y a qu'ici et aujourd'hui, on ne se voit plus, on regarde le monde qui nous entoure. On ne pense presque plus à se prendre en photo comme on aime le faire en vacances.  C'est la condition pour essayer de comprendre ce qu'on voit, pour participer à la vie quotidienne.
Forcément, ça donne envie de raconter. Certes, on a été éblouis par tant de nouveautés. Au bout du compte, on revient avec la certitude qu'on recommencera et que c'est vers l'Asie qu'on reviendra. Si les espaces sauvages de Nouvelle-Zélande, du Mexique et des Etats-Unis nous ont émerveillés, les peuples d'Asie nous ont profondément touchés.

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2005-2006 - Un petit tour... Du monde.

Asie nous voilà, et cette fois on va oser la Chine et l'Inde parce qu'on a vraiment prévu le temps qu'il faut pour devenir un peu chinois, un peu indien. Dix-huit mois de voyage rien qu'en Asie, sans figure imposée. On pressent que ces deux pays vont nous chambouler parce qu'on en a une vague appréhension. Ce qu'on ne sait pas encore c'est qu'il vont nous absorber tout entier et garder un peu de nous.

On commence par la Birmanie, pas encore libérée du régime militaire, et qui pourtant nous inonde de sa curiosité et de son amabilité sans retenue. En Thaïlande et au Laos, on plonge un peu plus encore dans les recoins ruraux, auprès des villageois et des éléphants. Chacun de ces peuples nous enchante avec son aisance à faire face à tout ce qui surgit chaque jour. Inlassablement, ils inventent. Au Cambodge et au Népal, pour une première fois, on va à petits pas, pour mieux voir venir les grands moments. En Inde, l'Himachal Pradesh et le Sikkim ont été des choix instinctifs, sans doute la meilleure façon de découvrir un lieu. En Malaisie, on s'attarde aussi longtemps qu'on peut en supporter la moiteur, aimantés par sa faune extraordinaire. Deux étapes plus tard, après Bali et Singapour, nous revoilà en Inde himalayenne qu'on est impatients de retrouver. On admire ici encore l'art du quotidien. Et quand on se trouve aux portes de la Chine, on est prêts. On s'aventure dans le Yunnan rural des montagnes et on n'en sort plus. On y retournera deux ans plus tard. C'est un pays dans le pays, un monde à part, on est entre l'extrême humilité, la jovialité, l'incompréhension aussi. Toujours des leçons de vie. Et ses leçons, on les apprend, on les transmet.



2008 - 2010 - Asie, nous voilà !

Cette fois, on a un projet plus précis. On veut retrouver le monde rural partout où on peut voir ces hommes et ces femmes s'empoigner avec la terre et les bêtes dans un échange fait de respect, de labeur, de science et de beauté. On veut parler des belles choses. On veut montrer ce qu'on a perdu et qu'il nous faudrait restaurer. On commence à mieux connaître ces gens, à savoir se faire accepter et à recueillir des pans de leurs vies. On fait un peu de la sociojolie, c'est une discipline faite de belles  rencontres, de paroles et d'enthousiasme. On veut raconter ce qu'on a tellement admiré, en images et avec nos mots pas savants. Un chant de la terre. Dire leurs gestes, leur subsistance, leur application et leur fierté. Ils nous ont donné à voir et à entendre, elles ont rajouté leur grain de sel. Ce n'est pas bonheur et drôlerie tous les jours, mais on perçoit cet endurance au travail comme une évidence acceptée. Dans l'étreinte du monde, il y a des éraflures, il faut connaître les antidotes.

Beaucoup d'entre les Népalais, les Thaïlandais, les Laotiens, Les vietnamiens, les Indiens, les Chinois travaillent dur pour leur suffisance alimentaire et matérielle. Peut-être que les femmes, qui travaillent autant, sont un peu plus attentives aux antidotes. Secrets faits maison.



2012 - 2013 - Asie, nous re-voilà !